Depuis 2005 , « Le Début des Haricots » lutte pour la protection de l’environnement, sensibilise le citoyen autour du thème de l’agriculture durable et soutient l'émergence de projet liés à l’agriculture urbaine.

L'association  a participé à la naissance des « jardins collectifs » à Bruxelles et continue d'aider la création de potagers urbains en région Bruxelloise. Les jardins collectifs visent la  réappropriation des terres encore disponibles en ville (friches, parcs, etc.) en luttant contre la pression immobilière, pour tisser davantage de lien social dans les quartiers et reconnecter le citoyen à l’alimentation saine à travers l’autoproduction.

Aujourd’hui, la région Bruxelloise compte plus d'une centaine de jardins collectifs.

E&C : le Début des Haricots a-t-elle aidé à l’aménagement du jardin de l'Imprimerie ?

A : Non c’est un projet communal, créé en 2015, dans le cadre du dernier projet de quartier Saint Antoine, financé par la région Bruxelloise.

E&C : Comment fonctionne le jardin de l'Imprimerie ?

A : Le jardin de l'Imprimerie n'est pas à proprement parler un jardin collectif. En général, les jardins collectifs sont des jardins porté par des citoyens, des associations, des maisons de quartiers ou autres... où un groupe d'habitants, à l’initiative du potager,  coordonne les activités qui s'y déroulent.

Au jardin de l'Imprimerie il s'agit plutôt d 'un jardin pédagogique : c’est un jardin qui accueille des activités de formation et d’animation, donc d’apprentissage. Le tout coordonné par la commune. Les activités sont proposées au grand public gratuitement dans un cadre bien déterminé, c’est à dire que ce n’est pas ouvert en permanence. Les gens sont invités quand les activités ou un événement ont lieu.

E&C : Du coup, quelles sont vos heures d’ouverture au public ?

A : Cette année le jardin est ouvert les mardis de 13h30 à 16h30 aux adultes et aux enfants les mercredis aux mêmes horaires.

Les gens peuvent venir visiter le potager, demander des conseils, recevoir des graines gratuitement, travailler la terre et profiter des récoltes.

E&C : Est-ce que vous restez ouvert durant l’hiver ?

A : En général, on ferme entre mi-novembre et mi-mars. Cette année, nous avons accueilli le projet Miss Witloof et Mr Funghi, qui continuera sans doute l’an prochain.

E&C : Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ? 

Il s'agit d'un cycle de workshops pour apprendre à cultiver vos champignons et chicons à la maison! Après une visite du centre de production locale de champignons et un apprentissage sur ce monde fabuleux, on réalise un kit à base de marc de café qu'on réutilise par la suite pour la production de chicons.

E&C : Avec quelles associations du quartier avez-vous l’habitude de travailler ?

A : Depuis plusieurs années Entraide & Culture est un de nos partenaires réguliers, principalement avec l’école de devoirs, mais aussi avec ses groupes d’Alphabétisation et de FLE (Français Langue Étrangère). On travaille aussi avec la Maison de Quartier Saint-Antoine, avec qui on va lancer des activités dans l’espace public et qui a pour projet de créer un petit coin d'herbes aromatiques dans leur jardin. Depuis cette année, Tahadi s’est ajoutée. L'association dispense des cours de français à un groupe de mamans du quartier et a pour projet de créer un potager dans l’école Saint-Antoine, école de leurs enfants.

Et aux heures de permanences quels genres de personnes viennent ?

A : On a prévu de faire des permanences en journée afin de sensibiliser un public différent des jardins collectifs ( public composé généralement de travailleurs venant les soirs et les week-end ). Nos horaires s'adressent donc plus aisément aux personnes sans emploi, aux mères au foyer, aux personnes âgées ...

Néanmoins, le jardin reste ouvert à tous. N'hésitez pas à venir le visiter quand la grille est ouverte !

interview d'ALINE DEHASSE

du "début des haricots"

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